Restauration de Mar Yohanna et Mar Challita 😀👍

panneau

Bonne nouvelle! Après ceux de la vallée de Houlat, de nouveaux sites de Hadchit ont fait, récemment, l’objet de restauration. Ces travaux concernent le couvebt de Mar Yohanna et la chapelle Mar Challita (Cf. article » Mar Yohanna, Mar gerges, Mar Challita » ). Prévus depuis plusieurs années (Cf. L’orient-Le Jour du 5 octobre 2017), sont maintenant achevés.

Un travail excellent. Les techniques et matériaux utilisés respectent l’esprit des lieux

Mar Challita

Avant après
Avant après
Mar Challita, intérieur

Mar Yohanna

Mar Yohanna, l’escalier
Mar Yohanna, le plafond du porche
Mar Yohanna

La route d’accès à la Vallée 😊

La route descendant du nouveau monastère Mar Lichaa jusqu’à la centrale n’avait pas été prévue, lors de sa construction pour le trafic auquel elle est soumise aujourd’hui. Les garde-fous étaient réduits au strict minimum et ce n’est pas sans une réelle appréhension que certains l’empruntaient.

Des travaux de sécurisation avaient déjà été entrepris il y a plusieurs années et stoppés. Trop ambitieux et peu esthétiques, ils auraient dénaturé le site. Un projet prévoyait une largeur de 7 m qui aurait incité à un afflux d’autocars. De plus, des jeunes auraient été tentés de la transformer en piste de rodéo, ce qui aurait constitué un réel danger.

Ils ont repris l’année dernière sur de nouvelles bases, et sont maintenant, pour l’essentiel, achevés.

Heureusement la sagesse a prévalu et les élargissements ont été limités au strict nécessaire. Par ailleurs, les nouveaux garde-fous ont été réalisés en forme de créneaux, dans le style des anciens. On a évité d’utiliser un béton trop blanc et la hauteur a été limitée de façon à permettre d’admirer, lors de la descente, la magnifique vue sur la Vallée.

Virage nuit

La signalisation est bien visible, de jour comme de nuit.
éboulement

Un éboulement de rochers a fermé quelque temps la route nouvellement ouverte. Des travaux de sécurisation sont à l’étude.
Panneau

Bien entendu, les limitations de vitesse et interdiction de doubler, sont ici, comme partout au Liban, à titre indicatif!

Lors d’un élargissement précédent, les travaux avaient buté sur un petit bouquet de jeunes cyprès lesquels figurent parmi les essences protégées et qu’il est donc défendu de couper. L’interdiction n’ayant pas été levée, la route doit faire un léger écart. L’histoire peut sembler un peu saugrenue si on la rapproche du massacre de centaines de chênes (espèce également protégés) opéré récemment sur les terres du couvent de Qozhaya! i

i Il faut noter aussi que, en hiver, la Vallée retentit des bruits de tronçonneuses et que la coupe du bois de chauffage s’y effectue impunément.

A Qozhaya, un massacre à la tronçonneuse … et au bulldozer!😠😡🤬

Le 25 novembre, un groupe de randonneurs se rendant de Qozhaya à Qannoubine découvre un spectacle d’horreur. Au lieu du sentier, un chantier avec des camions chargés d’arbres abattus, des engins de terrassement, une route dont la largeur va jusqu’à une dizaine de mètres …

Cf les liens suivants:

https://www.facebook.com/share/cVX38MgDWgMn87CZ/?mibextid=vBXhHI

https://www.lebanondebate.com/m3/news/62407

Le père Hobeika, assistant du supérieur général de l’Ordre Libanais Maronite explique que les responsables du couvent St Antoine Qozhaya, propriétaire du terrain, avaient obtenu du ministère de l’Agriculture un permis d’élagage pour 430 arbres.

Par ailleurs, on a voulu ouvrir un réseau de routes pour permettre l’accès aux véhicules de lutte contre l’incendiei.

Le P. Hobeika ajoute qu’il ignorait l’obligation d’une autorisation du ministère de l’Environnement, pensant que celle de la municipalité suffisait.

Ces propos appellent quelques remarques:

  • Élagage n’est pas abattage.
  • Est-il possible que Le P. Hobeika, professeur d’université, ait ignoré que le percement d’une route dans une forêt est soumis à l’autorisation du ministère de l’environnement?
  • La Vallée étant inscrite au Patrimoine Mondial, ces travaux nécessitaient, en outre, l’aval du Ministère de la Culture et de l’Unesco. Il est étonnant que ces règles soient ignorées à Ghazir.

Lors d’une affaire semblable, en 2016, le P. Fenianos, à l’époque supérieur de Qozhaya (il en est actuellement l’économe), demandait: « Ce sont les moines qui ont fait la Qadicha. Pourquoi voudraient-ils lui nuire? ». C’est une excellente question, qui nous place devant un grand mystère que, pour ma part, je suis incapable de résoudre, car, en définitive, c’est tout de même bien ce qu’ils font.

Les autorités compétentes ont été saisies, les travaux stoppés, et une enquête est en cours. Espérons que les sanctions qui seront prises contre les responsables seront suffisamment dissuasives pour prévenir la réédition de crimes semblables. Mais le mal est fait. Dans quelle mesure peut-il être réparé?

On nous dit que 600 pins vont être (ou sont en train d’être) plantés, mais, 600 pins valent-ils 430 chênes. Par ailleurs, reste la route, Va-t-on la refermer, ou la laisser en l’état, en sorte que les travaux puissent y reprendre dans quelques années?

i Des routes de 8 à 10m de large? Le but réel ne serait-il pas plutôt de relier le couvent à Tourza par le fond de la vallée?

Travaux dans la vallée de Houlat😊

Cet été, la vallée de Houlat a fait l’objet d’importants travaux. Les chapelles de Mart Chmouneh et Mar Antonios ont vu leurs murs ravalés. Les joints en ciment gris peu esthétiques ont étés entièrement refaits en mortier de couleur plus adaptée.

Surtout, la chapelle de Mar Behnam, en très mauvais état, a été entièrement rénovée.

D’autres travaux sont prévus l’année prochaine, toujours dans le territoire de Hadchit.

Bravo et merci!

Mar Behnam avant
Mar Behnam avant les travaux
Mar Behnam rénovée

Des panneaux dans la Vallée (bis) 😊

12/07/23

De nouveaux panneaux indicateurs ont fait, récemment, leur apparition dans la Vallée. Le fond vert et le cadre en bois font qu’au point de vue purement esthétique, ils s’intègrent parfaitement au cadre naturel, tout en attirant l’attention.

Ce qui les distingue surtout, c’est que, contrairement à ceux qui les ont précédés (Cf article: Pour la Qadicha/Des panneaux dans la Vallée), ils offrent au visiteur des informations, non seulement pertinentes, mais exactes!

Bravo et merci!

PS: Une bonne idée serait de faire disparaître les autres que d’ailleurs – fort heureusement – personne ne lit!

Quelques exemples

😊👍Travaux de restauration à Deir es Salib

23/07/22

Durant les travaux

Les nouvelles de la vallée de Houla ne sont pas toutes aussi mauvaises. Si l’on peut déplorer l’escalier monumental et surtout l’abominable passerelle qui mènent à Deir es Salib, les travaux effectués sur le site même, méritent, eux toutes nos félicitations.

Annonciation
Annonciation: avant / après

Les poutres ont été traitées pour assurer leur conservation. Tout ce qui, dans la maçonnerie, menaçait d’écroulement a été consolidé, et surtout, les précieuses fresques ont été nettoyées et restaurées. Ce travail remarquable a été effectué par les mêmes spécialistes qu’à Mar Assia et financé par la même association à savoir l’Italian Agency for Development Cooperation

St Jean
Saint Jean avant / après

Bravo et un grand merci!

😊👍500 visiteurs, déjà!

Merci à tous les visiteurs dont l’intérêt nous encourage à continuer. Nous vous promettons bientôt de nouveaux articles: les divers sites de la Vallée, leur histoire, des itinéraires de randonnées, des textes pour mieux s’imprégner de l’esprit de la Qadicha et aussi – car c’est malheureusement nécessaire – pour la défendre contre toutes les tentatives de destruction dont elle est l’objet.

Merci de nous faire part de vos remarques dans les commentaires. s’il n’est pas possible de nous engager à les suivre toutes, (comme le faisait remarquer ce bon La Fontaine: On ne peut contenter tout le monde et son père), soyez assurés qu’elles seront cependant lues avec attention.

👿Une monstruosité!

1/01/2022

Sans commentaire!

Nos craintes concernant la passerelle d’accès au couvent de Deir es Salib, étaient bien en dessous de la réalité. Le résultat s’avère une véritable monstruosité! Il aurait été simple de faire quelque chose de discret épousant le contour de la paroi rocheuse. Au lieu de cela, on a fait un décrochement qu’aucune considération technique ne justifie. La seule raison semble être – comme pour le belvédère construit plus haut – de donner des sensations fortes aux touristes, en leur faisant dominer le vide.

Pourquoi ce décrochement?

Qu’on nous explique comment ces attractions touristiques peuvent contribuer à aider le visiteur à se plonger dans l’atmosphère du lieu (car c’est bien là, tout de même, le but de l’aménagement d’un site historique), à s’imprégner de la spiritualité de la Vallée Sainte, faite de simplicité, de silence et de recueillement.

Le belvédère

En 2012, un rapport de mission de l’UNESCOi dénonçait des projets favorisant « un tourisme de masse, recherchant le simple coup d’œil plus que l’esprit du lieu, peu prêt à prendre le temps et à faire l’effort nécessaire pour saisir cet esprit. » Il critiquait la construction de belvédères, soulignant qu’elle  » privilégie la dimension spectaculaire aux dépends de la dimension spirituelle«  et promeut « le développement d’un tourisme de masse à la recherche de dépaysement ou de sensations fortes, plutôt qu’un tourisme adapté au caractère spirituel du lieu« 

La Qadicha est la Vallée Sainte. Combien de fois faudra-t-il répéter cette lapalissade? Va-t-on la voir transformer en Disneylandii? Dieu nous en préserve! Mais comme le disait le titre d’un très vieux film:

Dieu a besoin des hommes!

iVoir aussi l’article: Pour la Qadicha/Si vous êtes stupide.

iiLe rapport de 2021 de l’UNESCO mentionne: « Un projet de construction d’un pont suspendu destiné à améliorer l’accessibilité au village de Qannoubine « . Un pont suspendu ??? Dans la Qadicha!!!??? De quel cerveau malade a pu sortir une telle aberration?

😀Nouvelles de Mar Assia

1/01/2022

Mar Assia église
L’église encore en travaux
Mar Assia passerelle
La passerelle

Mar Assia a été, cette année, l’objet d’importants travaux.

Mar Assia escalier
Escalier et garde-fous

L’église, à double nef, à moitié ensevelie depuis des siècles par l’écroulement d’une partie de la falaise qui la surplombe, a été totalement dégagée (Cf. article: Les sites historiques/Mar Assia). Par ailleurs, le sentier qui y menait, assez difficile, a été entièrement réhabilité et sécurisé. Et ce, depuis la rivière, jusqu’à Hasroun. Une passerelle a été posée à la suite du barrage, des marches, des garde-fous… un magnifique travail!

Un seul regret: que les garde-fous qui sont en fer galvanisé n’aient pas plutôt été peints d’une couleur s’intégrant mieux à l’espace naturel.