Le 25 novembre, un groupe de randonneurs se rendant de Qozhaya à Qannoubine découvre un spectacle d’horreur. Au lieu du sentier, un chantier avec des camions chargés d’arbres abattus, des engins de terrassement, une route dont la largeur va jusqu’à une dizaine de mètres …
Cf les liens suivants:
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Le père Hobeika, assistant du supérieur général de l’Ordre Libanais Maronite explique que les responsables du couvent St Antoine Qozhaya, propriétaire du terrain, avaient obtenu du ministère de l’Agriculture un permis d’élagage pour 430 arbres.
Par ailleurs, on a voulu ouvrir un réseau de routes pour permettre l’accès aux véhicules de lutte contre l’incendiei.
Le P. Hobeika ajoute qu’il ignorait l’obligation d’une autorisation du ministère de l’Environnement, pensant que celle de la municipalité suffisait.
Ces propos appellent quelques remarques:
- Élagage n’est pas abattage.
- Est-il possible que Le P. Hobeika, professeur d’université, ait ignoré que le percement d’une route dans une forêt est soumis à l’autorisation du ministère de l’environnement?
- La Vallée étant inscrite au Patrimoine Mondial, ces travaux nécessitaient, en outre, l’aval du Ministère de la Culture et de l’Unesco. Il est étonnant que ces règles soient ignorées à Ghazir.
Lors d’une affaire semblable, en 2016, le P. Fenianos, à l’époque supérieur de Qozhaya (il en est actuellement l’économe), demandait: « Ce sont les moines qui ont fait la Qadicha. Pourquoi voudraient-ils lui nuire? ». C’est une excellente question, qui nous place devant un grand mystère que, pour ma part, je suis incapable de résoudre, car, en définitive, c’est tout de même bien ce qu’ils font.
Les autorités compétentes ont été saisies, les travaux stoppés, et une enquête est en cours. Espérons que les sanctions qui seront prises contre les responsables seront suffisamment dissuasives pour prévenir la réédition de crimes semblables. Mais le mal est fait. Dans quelle mesure peut-il être réparé?
On nous dit que 600 pins vont être (ou sont en train d’être) plantés, mais, 600 pins valent-ils 430 chênes. Par ailleurs, reste la route, Va-t-on la refermer, ou la laisser en l’état, en sorte que les travaux puissent y reprendre dans quelques années?
i Des routes de 8 à 10m de large? Le but réel ne serait-il pas plutôt de relier le couvent à Tourza par le fond de la vallée?